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PHOBIE SCOLAIRE

Ils ne sont ni paresseux, ni «décrocheurs d'école» mais ne peuvent plus se rendre en cours parce qu'ils ressentent une angoisse terrible liée à l'établissement (école, collège, lycée, fac) et à l'environnement scolaire. Ces élèves aiment les études mais sont victimes de «phobie scolaire». Ce trouble anxieux encore méconnu peut avoir des conséquences dramatiques.
 
Qu'est-ce que la phobie scolaire ?

La phobie scolaire est à différencier de l’angoisse de séparation du petit enfant à l’école maternelle, ou encore de l’absentéisme et du refus scolaire de l’adolescent où la réaction d’anxiété n'est pas présente. C'est une vraie phobie liée à la scolarité. Elle touche les garçons comme les filles, le plus souvent à l'adolescence mais cela peut aussi atteindre de jeunes enfants ou même des étudiants.

Explication de la phobie scolaire par le Docteur Marie France Le Heuzey (PDF)

 
Qui est atteint ?

La phobie scolaire touche aussi bien les bons élèves que les moins bons. Le seul point commun est peut-être une difficulté à s'adapter hors de la cellule familiale. Selon les études, 1 à 5 % des enfants scolarisés dans les pays occidentaux souffrent de phobie scolaire.

Quels sont les symptômes ?

Chez les phobiques scolaires, la peur se manifeste par des crises d'angoisse, des attaques de panique, des crises de larmes. Les crises d’angoisse se reconnaissent par des réactions aussi bien psychologiques que physiques (douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées, migraines, sueurs froides, cœur qui bat de plus en plus vite,...).

Parfois on assiste à l’aggravation d’une maladie plus ancienne (diabète, asthme, allergie,…). D'autres vont faire des insomnies tant l'idée d'aller en cours le lendemain les panique. Plus rarement, les réactions sont si violentes qu'elles entraînent des troubles cardiaques ou des évanouissements.
Enfin, la phobie scolaire peut engendrer automutilation, scarification, dépression, états suicidaires voire suicide.
Il est important de comprendre que le jeune ne simule pas ces symptômes et souffre réellement.

 
Quels signes évoquent une phobie scolaire ?

La phobie scolaire se traduit par de l'absentéisme, pas toujours détecté. Parfois, le jeune arrive au collège ou au lycée en retard et, pour ne pas entrer en classe, passe sa journée en permanence, à l'infirmerie ou rentre à la maison. Parfois, dès les premières manifestations de la phobie, il ne peut plus du tout se rendre en cours.
Après avoir multiplié les absences, il se trouve bientôt dans l'incapacité totale de retourner en classe. Il refuse alors de sortir de chez lui, parfois même de se lever le matin, renonce à ses loisirs, ne pratique plus aucune activité sportive, ne voit plus ses copains et s'isole de plus en plus.
Ce comportement témoigne d'une véritable souffrance psychique qui perturbe très vite l'équilibre familial. À ce stade, les parents ont déjà tout tenté pour l'obliger à retourner en cours : la douceur, la négociation, les menaces. L'enfant fait ce qu'il peut pour retourner à l'école mais n'y parvient pas.

 
Quelles sont les causes ?

Les raisons de cette angoisse ne sont pas les mêmes selon les individus et leur histoire personnelle, mais certains facteurs communs sont observés tels qu’une peur excessive de l'échec, du jugement des gens, des professeurs et surtout des autres élèves.
L'enfant peut invoquer la peur d'un prof en qui il n'a pas confiance ou qui le met mal à l'aise. Il peut aussi évoquer un groupe d'enfants qui le persécute ou qui se moque de lui.
La phobie scolaire est souvent liée à une peur ancienne de la mort et de la séparation, quelquefois réactivée par un traumatisme plus récent : pour le professeur Marcel RUFO, pédopsychiatre, «cette pathologie se déclare souvent suite à un deuil survenu dans l’entourage de l’enfant. Celui-ci réagit alors comme s’il y avait une possibilité qu’en sortant de chez lui, ses parents et lui risquent de mourir. » (La revue des Parents, décembre 2002 : la phobie scolaire).

Quelles sont les conséquences ?

Sur le long terme cela peut devenir grave : désocialisation, déscolarisation totale, dépression, conséquences sur l'avenir professionnel et parfois suicides...
 
Que faire en cas de phobie scolaire ?

En parler (les parents, les amis, les professeurs, l'infirmière de l'établissement, médecin scolaire ou assistante sociale sont autant d'interlocuteurs possibles) et consulter sans tarder.
Une fois dépistée, la phobie scolaire doit être traitée avec un médecin spécialiste qui proposera ou non une psychothérapie et/ou un traitement médical.
Vous trouverez sur ce site des adresses de
CMP, CMPP, Maisons des Adolescents et PAEJ:
phobie-scolaire.wifeo.com/documents/soins.pdf

Le suivi de cours par correspondance n’est en général pas recommandé sauf dans les cas les plus graves. Il est toujours plus utile de se confronter à sa peur, progressivement, en se fixant des objectifs que de la fuir, au risque de ne plus jamais pouvoir mettre le pied à l'école ou même dans un lieu public.


 


 

 

 


 
 
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